Les images les plus proches jamais vues du Soleil    

La sonde solaire Parker (PSP) a collecté des données in situ et capturé des images du Soleil au plus près lors de son dernier passage au périhélie en décembre 2024. Ces images ont été traitées et publiées récemment, le 10 juillet 2025. Les gros plans de la collision de multiples éjections de masse coronale (CME) se produisant dans l'atmosphère solaire la plus externe constituent l'une des images les plus importantes capturées par la sonde. Les éjections de masse coronale (CME) sont de grandes explosions de particules chargées qui sont un facteur clé des effets de la météo spatiale sur Terre et dans l'espace.      

Le 24 décembre 2024, la sonde solaire Parker (PSP) a effectué son approche la plus proche du Soleil au périhélie, à une distance de 6.1 millions de km (à titre de comparaison, la distance Terre-Soleil est de 152 millions de km) à une vitesse de 692,000 10 km/h (la vitesse la plus rapide jamais atteinte par un objet fabriqué par l'homme). La sonde a traversé la couronne (l'atmosphère la plus externe du Soleil) et a collecté des données in situ, capturant les images les plus proches jamais réalisées du Soleil grâce à divers instruments embarqués, dont l'imageur à champ large pour sonde solaire (WISPR). Ces images ont été traitées et publiées récemment, le 2025 juillet XNUMX.  

Les nouvelles images rapprochées WISPR du Soleil révèlent les caractéristiques de la couronne et du vent solaire.  

L'une des images les plus importantes capturées par la sonde est une vue rapprochée de la collision de multiples éjections de masse coronale (CME), ces importantes explosions de particules chargées qui jouent un rôle clé dans la météo spatiale. Lorsque les CME entrent en collision, leur trajectoire peut changer, ce qui rend plus difficile la prévision de leur destination finale. Leur fusion peut également accélérer les particules chargées et mélanger les champs magnétiques, ce qui rend les effets des CME potentiellement plus dangereux pour les astronautes et les satellites spatiaux, ainsi que pour les technologies terrestres. La vue rapprochée de Parker Solar Probe aide les scientifiques à mieux se préparer à de tels effets météorologiques spatiaux sur Terre et au-delà. 

Comprendre l'origine du vent solaire est essentiel pour comprendre son impact sur nos entreprises spatiales, les formes de vie et les infrastructures terrestres. Les nouvelles images permettent d'observer de plus près ce qui se passe dans le vent solaire peu après sa sortie de la couronne. Elles montrent la limite importante où la direction du champ magnétique solaire bascule du nord au sud, appelée nappe de courant héliosphérique. 

Les vues rapprochées nous permettent également de différencier l'origine des deux types de vent solaire lent : alfvénique (avec de petites inflexions) et non-alfvénique (avec des variations de son champ magnétique). Le vent non-alfvénique peut provenir de structures appelées « casques » (grandes boucles reliant des régions actives où certaines particules peuvent s'échauffer suffisamment pour s'échapper), tandis que le vent alfvénique pourrait provenir de trous coronaux, ou de régions sombres et froides de la couronne. 

Le vent solaire, flux constant de particules subatomiques chargées électriquement libérées par le Soleil et se propageant à travers le système solaire à des vitesses supérieures à 1.6 million de km/h, est de deux types : rapide et lent. Le vent solaire rapide est en partie alimenté par des zigzags (champs magnétiques en zigzag, généralement présents dans la couronne). Le vent solaire lent se déplace à une vitesse deux fois inférieure à celle du vent solaire rapide (= 355 km/s). Il est deux fois plus dense et plus variable que le vent solaire rapide. Selon l'orientation ou la variabilité de leur champ magnétique, les vents solaires lents sont de deux types : le vent alfvénique, qui présente des zigzags à petite échelle, et le vent non alfvénique, qui ne présente pas ces variations de champ magnétique. Il est important d'étudier le vent solaire lent, car son interaction avec le vent solaire rapide peut créer des conditions de tempête solaire modérément fortes sur Terre. 

La sonde solaire Parker (PSP) survole l'atmosphère interne du Soleil à 6.2 millions de kilomètres du Soleil au plus près, effectuant des mesures in situ pour suivre le flux d'énergie à travers la couronne. Solar Orbiter (SO), quant à lui, effectue des observations in situ et par télédétection à 42 millions de kilomètres du Soleil au plus près. Il étudie la photosphère, l'atmosphère extérieure et les variations du vent solaire. Récemment, Solar Orbiter a pris les toutes premières images du pôle sud du Soleil afin de comprendre l'activité et le cycle solaires lors de son survol en mars 2025. Parker Solar Probe (PSP) et Solar Orbiter (SO) travaillent tous deux dans l'espace pour comprendre le fonctionnement du Soleil et les processus fondamentaux qui conduisent à la météo spatiale sur Terre.  

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Références:  

  1. La sonde solaire Parker de la NASA capture les images les plus proches jamais prises du Soleil. 10 juillet 2025. Disponible sur https://science.nasa.gov/science-research/heliophysics/nasas-parker-solar-probe-snaps-closest-ever-images-to-sun/ 
  1. Yardley SL, 2025. Solar Orbiter et Parker Solar Probe : Messagers multi-vues de l'héliosphère interne. Prépublication sur arXiv. Soumis le 13 février 2025. DOI : https://doi.org/10.48550/arXiv.2502.09450 

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Umesh Prasad est un chercheur-communicateur qui excelle dans la synthèse d'études primaires évaluées par les pairs en articles de vulgarisation concis, pertinents et rigoureusement documentés. Spécialiste de la vulgarisation scientifique, il est animé par la volonté de rendre la science accessible aux publics non anglophones. Dans cette optique, il a fondé « Scientific European », une plateforme numérique innovante, multilingue et en libre accès. En comblant une lacune cruciale dans la diffusion mondiale des connaissances, Prasad joue un rôle essentiel de conservateur du savoir. Son travail inaugure une nouvelle ère de journalisme scientifique de pointe, mettant les dernières recherches à la portée de tous dans leur langue maternelle.

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